Vous utilisez l’IA au quotidien, mais vos résultats restent inégaux, parfois décevants, souvent imprévisibles ? Le problème ne vient pas de l’outil, mais de votre maîtrise du prompt engineering. Sans structure claire, vos requêtes produisent des réponses vagues, génériques, loin du niveau attendu dans un contexte professionnel. Résultat : perte de temps, itérations multiples, frustration… et opportunités manquées. Pourtant, quelques principes simples permettent de transformer radicalement la qualité des outputs. Le prompt engineering repose sur des composants précis qui orientent l’IA vers des réponses pertinentes, actionnables et adaptées à votre objectif.
Dans cet article, vous découvrez les 6 composants essentiels d’un prompt parfait.
Le vrai sujet IA n’est pas de savoir parler à un LLM (large langage model comme claude ai ou chat GPT) en conversation. Le vrai sujet, c’est de savoir écrire des instructions assez solides pour produire un résultat prfait: fiable, reproductible, exploitable dans un système automatisé.
C’est exactement la différence entre l’usage amateur et l’usage professionnel. Tant que vous restez dans une logique de conversation, vous pouvez rattraper les erreurs avec un deuxième message, reformuler, préciser, corriger. Mais dès que vous voulez intégrer l’IA dans un workflow, une automatisation, un agent ou un outil métier, cette marge d’erreur disparaît. Le prompt doit fonctionner du premier coup, de manière claire, rapide et cohérente.
Dans cet article, je vais vous montrer pourquoi tant de personnes stagnent au milieu, pourquoi les simples templates ne suffisent pas, et surtout comment vous pouvez construire de meilleurs prompts pour obtenir plus de valeur, plus de fiabilité et plus de résultats.
Le vrai problème : beaucoup utilisent l’IA, peu savent vraiment la diriger
Je vois énormément de personnes qui pensent faire du prompt engineering alors qu’elles font surtout du tâtonnement assisté.
Elles testent des prompts, récupèrent quelques réponses correctes, puis s’imaginent avoir compris le système. Le problème, c’est que cette approche marche seulement dans un cadre conversationnel.
Quand vous êtes devant ChatGPT pour votre usage personnel, ce n’est pas très grave. Vous pouvez relancer la machine, ajouter un détail, corriger le tir. C’est souple, indulgent, presque confortable.
Mais dès que vous voulez construire un vrai système IA, tout change.
Vous n’avez plus le droit à l’approximation. Vous devez produire une sortie exploitable à chaque fois. Pas une fois sur deux. Pas seulement quand le modèle est de bonne humeur. À chaque fois.
C’est là que beaucoup se bloquent. Ils ont une collection de templates, mais ils ne comprennent pas la logique profonde qui fait qu’un prompt fonctionne ou échoue. Résultat : dès qu’un cas sort du cadre, ils paniquent, changent de modèle, augmentent les coûts, rallongent les délais, ou concluent que l’IA ne marche pas.
Deux mondes à ne pas confondre : prompt conversationnel et prompt système
Le point le plus important de la vidéo tient ici : il faut distinguer deux usages totalement différents.
1. Le prompt conversationnel
C’est l’usage classique de ChatGPT. Vous discutez avec l’outil, vous ajustez, vous relancez, vous corrigez.
C’est très utile pour :
- rédiger plus vite
- clarifier une idée
- gagner du temps sur certaines tâches
- travailler au quotidien
Mais ce n’est pas suffisant pour bâtir des systèmes fiables.
2. Le prompt single-shot
Là, on change de dimension. Le prompt doit produire le bon résultat sans intervention humaine. Il devient une brique d’un système plus large : automatisation, agent IA, voice bot, classification, extraction, scoring, routage, réponse standardisée, etc.
Dans ce contexte :
- il n’y a pas de deuxième chance
- il n’y a pas de relance manuelle
- il faut une structure robuste
- il faut minimiser les erreurs
- il faut contrôler le coût et la vitesse
Autrement dit, le prompt n’est plus un simple texte. Il devient une instruction opérationnelle.
Ce qu’on doit retenir: un bon prompt peut remplacer énormément de complexité
L’idée centrale que je retiens de 3 ans d’utilisation et de formations avec des experts est simple : un prompt bien conçu peut remplacer une grande quantité de logique codée à la main.
Évidemment, cela ne veut pas dire qu’un prompt remplace toujours le développement. Mais dans de nombreux cas, il permet de faire exécuter à un modèle une tâche complexe sans devoir construire une mécanique lourde et rigide autour.
Exemple : un système de gestion de dépenses à partir de captures d’écran, avec extraction, catégorisation et envoi dans Notion. Le travail critique n’était pas seulement dans l’outil ou le flux, mais dans la qualité du prompt capable de transformer des données brutes en informations directement exploitables.
La leçon est claire : plus vous savez écrire des instructions précises, plus vous pouvez créer des systèmes utiles, rapides et rentables.

La méthode à retenir : les 6 composants d’un prompt solide
La structure proposée dans la vidéo est particulièrement utile, car elle évite les prompts flous et vous oblige à penser comme un concepteur de système.
1. Le rôle
Vous commencez par assigner un rôle clair au modèle.
Exemple :
Vous êtes un expert en classification d’emails commerciaux.
L’idée n’est pas juste décorative. Il s’agit d’orienter la machine vers une posture adaptée à la tâche.
Encore mieux : enrichissez ce rôle avec des qualités utiles.
Exemple :
Vous êtes un expert rigoureux, fiable et très précis dans l’analyse d’emails entrants à potentiel commercial.
Cela pousse le modèle dans une direction plus utile.
2. La tâche
Ensuite, vous dites exactement ce qu’il doit exécuter comme tâches.
Exemple :
Analysez l’email ci-dessous et attribuez-lui l’un des trois labels suivants : opportunité, à traiter, à ignorer.
Ici, le principe est simple : partir d’un verbe d’action, être spécifique, supprimer l’ambiguïté.
TIP: si vous mettez de lémotionel le résultat est encore meilleur!. exemple, tu es le meilleur stratège en cold emailing et la société a vraiment besoin de toi et de tes compténces ! (testez !)
3. Les spécificités
C’est la zone où vous ajoutez les consignes essentielles.
Par exemple :
- si l’email exprime un besoin commercial clair, classez-le en opportunité
- si l’email est flou mais potentiellement important, classez-le en à traiter
- si l’email est sans intérêt commercial, classez-le en à ignorer
C’est aussi là que vous pouvez rappeler ce qui compte vraiment pour le business.
4. Le contexte
Vous donnez ensuite au modèle le décor de sa mission.
Par exemple :
Notre entreprise reçoit un grand volume d’emails via son site. Cette classification permet à l’équipe commerciale de prioriser les demandes pertinentes.
Le contexte aide le modèle à comprendre pourquoi il agit, et dans quel environnement.
5. Les exemples
C’est l’un des leviers les plus puissants.
Vous montrez au modèle à quoi ressemble un bon résultat.
Exemple :
Email : “Bonjour, nous cherchons une solution IA pour automatiser notre support client.”
Réponse : opportunité
Email : “Je veux juste savoir si vous avez un blog.”
Réponse : à ignorer
Quelques exemples bien choisis améliorent souvent beaucoup plus le résultat qu’un long discours théorique.
6. Les notes finales
Enfin, vous terminez par des rappels courts, utiles, opérationnels.
Exemple :
- ne renvoyez que le label final
- n’ajoutez aucune explication
- en cas de doute, choisissez à traiter
Cette fin de prompt est stratégique. Elle permet de recentrer le modèle sur les attentes de sortie.
Ce qui change vraiment la qualité d’un prompt
Au-delà de la structure, la vidéo insiste sur plusieurs techniques très intéressantes.
1. Faire raisonner étape par étape
Quand une tâche est complexe, il faut éviter de demander un résultat brut sans méthode. Il vaut mieux guider le raisonnement.
Au lieu de dire simplement :
Classe cet email.
Vous pouvez dire :
- Identifie l’intention principale de l’email
- Évalue son potentiel commercial
- Vérifie s’il nécessite une action rapide
- Attribue un seul label final
Cette approche améliore considérablement la qualité sur les tâches complexes.
2. Donner des exemples concrets
Je le redis, car c’est essentiel : l’IA apprend énormément par imitation de structure.
Beaucoup de personnes décrivent ce qu’elles veulent. Les meilleurs montrent ce qu’elles veulent.
Le format compte plus que l’exactitude des datas car l’IA a ses dats
C’est une différence décisive.
3. Réduire le flou
Un bon prompt ne cherche pas à impressionner. Il cherche à être compris.
Plus votre demande est vague, plus la réponse sera instable.
Plus votre demande est cadrée, plus la sortie sera fiable.
4. Garder le prompt lisible
Pensez à structurer en code markdown pour structurer le prompt :
- titres
- sous-titres
- listes
- séparation claire des blocs
Ce n’est pas un confort visuel. C’est une excellente façon d’aider le modèle à mieux interpréter la hiérarchie de l’information.
5. Placer l’essentiel au début et à la fin
Point très intéressant : les modèles retiennent mieux ce qui se trouve au début et à la fin du prompt que ce qui est noyé au milieu.
En pratique, cela veut dire :
- mettez les instructions critiques au départ
- terminez par les rappels les plus importants
- évitez les prompts trop longs et trop chargés
Là où beaucoup échouent : ils compensent leurs faiblesses avec un modèle plus cher
C’est un passage que je trouve particulièrement juste.
Quand un prompt fonctionne mal, beaucoup de gens ne corrigent pas le prompt. Ils changent de modèle. Ils passent à une version plus puissante, plus lente, plus coûteuse.
C’est un piège.
Parce qu’en réalité, un bon prompt sur un modèle moins cher peut créer plus de valeur qu’un mauvais prompt sur un modèle premium.
Pourquoi ?
Parce qu’en environnement réel, la rentabilité compte :
- coût par exécution
- rapidité de réponse
- stabilité du système
- capacité à scaler
Le professionnel n’est pas celui qui utilise l’outil le plus cher. C’est celui qui obtient le meilleur résultat avec l’architecture la plus sobre possible.
Comment je vous conseille d’appliquer cela dès maintenant
Ne cherchez pas à mémoriser une formule magique. Cherchez à adopter une discipline.
Voici comment je vous conseille de travailler :
Étape 1
Prenez une tâche simple et répétitive :
- classer des leads
- qualifier des emails
- résumer des comptes rendus
- extraire des informations d’un formulaire
- rédiger une réponse standardisée
Étape 2
Construisez votre prompt avec les 6 blocs :
- rôle
- tâche
- spécificités
- contexte
- exemples
- notes
Étape 3
Testez-le sur plusieurs cas réels, pas seulement sur un exemple flatteur.
Étape 4
Repérez les erreurs récurrentes.
Étape 5
Corrigez surtout :
- les exemples
- les consignes ambiguës
- le format de sortie
- la longueur du prompt
Étape 6
Cherchez à faire fonctionner la tâche avec le modèle le plus sobre possible.
C’est là que votre compétence se construit.
7 takeaways principaux
1. Parler à un llm comme ChatGPT ou claude.ai n’est pas faire du prompt engineering
La conversation vous aide à bricoler. Le prompt engineering vous aide à construire.
2. Les templates seuls ne suffisent pas
Ils peuvent aider au départ, mais ils deviennent vite une béquille si vous ne comprenez pas pourquoi ils marchent.
3. Un bon prompt est une architecture
Il ne s’agit pas d’une phrase magique, mais d’un système d’instructions structuré.
4. Les exemples valent souvent plus qu’une longue explication
Montrez le résultat attendu. Ne vous contentez pas de le décrire.
5. La concision est un avantage compétitif
Un prompt plus court, mieux pensé, mieux structuré coûte moins cher et performe souvent mieux.
6. La vraie compétence, c’est d’obtenir plus avec moins
Moins de relances, moins de tokens, moins de coût, moins de complexité.
7. Le prompt engineering est un levier business, pas un gadget
Si vous construisez des systèmes IA, il touche directement la qualité, la vitesse, la marge et la valeur client.
Mon conseil final
Si vous voulez vraiment progresser, arrêtez de collectionner des prompts copiés-collés. Commencez à observer, structurer, tester et corriger comme un ingénieur.
Ne cherchez pas le prompt parfait. Cherchez le prompt fiable.
Ne cherchez pas à faire joli. Cherchez à faire fonctionner.
Ne cherchez pas à impressionner l’IA. Cherchez à lui donner des instructions impossibles à mal interpréter.
C’est à partir de là que vous cessez d’être un simple utilisateur. Et c’est à partir de là que vous commencez vraiment à créer de la valeur avec l’IA.

